Horloge et train épicycloïdal

Dans cet article, on réfléchit à la question suivante : comment remonter le poids d’une horloge alors que celui-ci continue à entretenir le mouvement du pendule…

Voilà le proto : la remontée du poids se fait mais le poids continue à fournir le couple nécessaire à l’entretien du mouvement du pendule.
Quand le moteur électrique ne tourne pas, il faut que la vis sans fin tienne bien sur la roue de 95 dents et la maintienne ; en effet le poids qui tombe a le choix : entraîner l’échappement ou essayer d’entraîner le moteur électrique. Comme ce n’est pas possible d’entraîner le moteur électrique (à cause de la vis sans fin qui refuse d’être entrainée par la roue de 95 dents), le poids entraîne l’autre côté du train épicycloïdal, vers la roue d’échappement. Cela ressemble au différentiel d’une auto : si on maintient une roue immobile, c’est l’autre roue qui tourne.

Au premier plan de la vidéo ci-dessous on réenroule le tambour qui tourne dans un sens ; à l’arrière plan la roue de 95 dents tourne dans l’autre sens pour entraîner la roue d’échappement et finalement maintenir l’oscillation du pendule. En quelque sorte on remplit un réservoir qui est en train de se vider. Il faut bien sûr ajuster la vitesse du moteur pour que la vitesse de remontée due au moteur soit plus importante que la vitesse de descente due au poids. (la vidéo ne dure pas assez longtemps mais, juré, le poids finit par remonter 😆 ).

Merci à Claude Gobez à qui j’ai emprunté l’ancre et la roue d’échappement